24 oct. 2007

Fini d' rapper dans ma chambre


Désormais on a le temps pour les regrets
Et malgré, nous les choses se font de force ou de gré
Mauvais Oeil, ou la rage des immigrés
Lorsque la police scientifique trace ces 7 lettres à la craie


Back to Denmark. They took my two Ikea pairs of scissors at the airport. Bastards. I wasn't that sad to leave the country-of-the-huge-strikes: bus to the airport because there were no RER. Hmpf, thank God, that’s behind me. I’ve been working four hours at the library; I met Mike and Ansgar in the main street of Roskilde. Yesterday I saw the two steeples of the Roskilde domkirken (cathedral). I smiled, I was at home. My girlfriend comes in a few days. I decided to work seriously for my studies. My Somali neighbour still phones his friends at 4 am and wakes up all the building, you still have to pay for the mayonnaise at the Mac Donald, down the streets the youths are still dressed as Nordic tecktonik dancers, and there’s a party tonight (I don’t remember which reason this time) : "welcome back, I need you right in front of me".

23 oct. 2007

Saturday night @Versailles Versailles






À quand la prochaaaaaine (sans grève) ?


15 oct. 2007

L'émeute à chaque showcase



D' puis qu'on m'a tiré mon canif
Un soir au métro Saint Michel
J' fous plus les pieds dans une manif
Sans un nunchak' ou un cocktail


Je suis rentré à Paris. J’ai pris l’avion avec Fred aka Hefner Jr. C’est cool de prendre l’avion par hasard avec des potes, ça donne une impression de quotidianité (le mot n’existe pas). Dans l’avion, j’ai écouté Electrelane en regardant des cartoons de Tom & Jerry. En rentrant de l’aéroport en voiture, j’ai trouvé qu’en France, il n’y avait pas de Burger King mais des Quick, qu’il n’y avait pas de piste cyclable mais la police, que tout était grand mais sans 7-eleven.

Tempête au dessus des îles Féroé, ciel bleu parsemé de nuages sur les terrains de golf de la Wii de ma petite soeur, temps gris eu haut de l’avenue Mac Mahon mais salon confortable et chaud à l’intérieur, devant un film « frissons » avec mon amoureuse. Goûter/café/apéro d’amis rue Mouffetard, avec une fontaine, des petits drapeaux, une boulangerie, un mec qui joue de l’accordéon. Une mamie m’enguirlande dans le train pour mes tennis sur le siège, mais je m’en fiche je me dis, dans une semaine je suis parti. J’achète de la littérature anglo-saxonne plus ou moins simple à la Fnac des Ternes, je parle avec mon amoureuse de Saint-Cast en hiver. C’est bien la France, en vacances.


Hefner Jr – She likes it raw

http://www.zshare.net/audio/40750369521be0/


Radiohead – Nude

http://www.zshare.net/audio/4235090d6e52e4/


Fonky Family – L’Amour du risque

http://www.zshare.net/audio/423522414b31d3/


Boys Noize – Deny selected

http://www.zshare.net/audio/42349733484c87/


Radiohead – House of cards

http://www.zshare.net/audio/4235319bd91982/

10 oct. 2007

Il y avait toujours eu cette lumière
















Demain je rentre à Paris. Le 22 octobre, je rentre au Danemark.

8 oct. 2007

Run before we change our mind




Casquer Mercos, gardes baraqués, clebs, pûtes privées,
Sauver les miens des galères sur le pavé,
Des G.A.V, des gens gavés, crevés d'entraver,

dans mon quartier je veux entendre Avé.


Soirée triple anniversaire : Martin (Fra), Flavius (Rom), Anne-Marie (Can). Tous plus âgés que moi. À Saint-Cast je suis un des plus vieux de notre bande de potes, ici, ça change. Flavius, 25 ans, un quart de siècle. Le monde va beaucoup trop vite. Déjà plus d’un mois ici. J’avais jamais été à l’étranger aussi longtemps, la France me manque tout ça, mais j’ai déjà peur que l’année s’achève. Putain un mois de fait, plus que neuf à peu près. C’est violent d’être loin de son pays, mais j’en veux encore plus. J’ai acheté deux bières au 7-eleven, pour 30 couronnes. Soudain envie de saigner mon portefeuille, ou lâcheté continuelle me poussant à ne jamais me rendre en soirée sans m’assurer un minimum de tise, je sais pas.

Deux heures ont passé. Je me suis bourré de pâtes aux langoustines (sous plastique hein) avant de partir pour cette soirée, mais pendant la première demi-heure je crois que je me suis gavé de cacahuètes et de chips en parlant de Busy P avec Sebastian, « you know Ed Banger ? Justice ? Ok, he’s the boss of the label, you see ? », parce que cet avant-dernier vient mixer à Cph en novembre. Une amie danoise me disait que nous Erasmus, on avait des soirées tout le temps. C’est vrai. On trouve des raisons, des excuses sous chaque cannette de Tuborg vide. C’est dire. Arnas est fatigué. Je me rends compte qu’on est en train de danser sur du Mylène Farmer ; oui, vraiment, j’ai quitté depuis longtemps la réalité. Lâcher de ballons, je ne sais pas d’où ils sortent, mais les Espagnols sont forts pour les surprises. Ballons en forme de zgueg’, alors tous les mecs se foutent des ballons phalliques entre les jambes, en dansant sur, sur, Début de soirée (là, c’est à cause / grâce à moi). Beaucoup de gens prennent des photos, j’ai les yeux un peu grillés par les flashs successifs. Je fais tourner mes bras, en prenant des photos aléatoires, dont on peut voir les résultats. Deux Lettonnes se rapprochent explicitement de deux Italiens. On apprend la victoire de la France, on crie dans tous les sens, mais peu de résonnance, normal en même temps, entre Espagnols, Italiens, Allemands etc.

Deux heures ont passé. On fait des glissades dans la cuisine sur de la bière renversée. Bronte est vénère pour son équipe qui s’est fait battre par les Anglais, je l’accompagne pendant qu’elle se soulage en assénant de grands coups de pied dans un frigo, qui portera longtemps les marques des talons de ma poto australienne. Pas mal de personnes nous rejoignent, une douzaine dans la mini cuisine, improvisation d’un foot avec des capsules cabossées. Je remonte un peu à l’étage. Les deux Lettonnes chopent les deux Italiens ; sur la terrasse Victor chope une Allemande. Je tente de passer Kiss n Fly
, mais énorme flop : pas de branchitude dans les parages, grande respiration d’air frais. Nerrea me confesse qu’elle a de la famille qui vit à Bordeaux, en France. Je m’extasie aussi exagérément que sincèrement. Une bouteille de vin est renversée par terre. Je finis d’attaquer la bouteille de cheap Martini planquée depuis le début dans mon Eastpack rose. Plus de bières dans les frigos, et même plus dans mes poches arrière. Je fatigue un peu, on a commencé à boire à 14h aujourd’hui, pendant la visite de la Carlsberg brewery. On a d’ailleurs volé quelques verres. Souvenirs éternels. Je rentre, sans plus ou moins l’avoir décidé. Des Espagnols font tourner des foulards dehors sur le gazon gelé.


En ce moment en France certains s’enflamment pour des mots : « rigueur », « détail », « faillite », « guerre » ; ici on ne finit pas même nos phrases, « Ok, I see what you mean », tout passe par-delà les mots, tout s’échange plus directement, plus généreusement, plus chaudement. C’est bon d’être dans un pays d’heureux.


ps : pas de lien pour Début de soirée et Mylène Farmer, juste Surkin ; désolé !

5 oct. 2007

Vers les icebergs


Sans gamines, qui tapinent, sans ces amphétamines
Sans Salim, chuchotant "Nique la France", à Karim

Il fait très beau dehors. Et un peu froid. Dans les rues de Roskilde, ça sent le feu de bois ; comme dans le jardin à Saint-Cast pendant la Toussaint. On faisait des feux de feuilles mortes dans le jardin, on s’amusait à sauter pardessus. Notre père nous engueulait parce qu’on risquait de brûler nos joggings-à-pression en matière synthétique. Le vent souffle dans le fjord, faudra que j’en longe un peu les bords à vélo, avant de repartir. Il y a plein de Le Clézio à la library de RUC, des messieurs passent la tondeuse dans leur jardin, et j’aime le bruit, qui me renvoie à des choses précises. Des gens écrivent des banalités sur des sites Internet, et le Danemark éveille l’esprit. Je suis né il y a six semaines, et je réapprends tout.

2 oct. 2007

Spanish night @Gimle

















GIMLE is the official student house of Roskilde. Next international café should French, then American; or American, then French.