23 oct. 2007

Saturday night @Versailles Versailles






À quand la prochaaaaaine (sans grève) ?


15 oct. 2007

L'émeute à chaque showcase



D' puis qu'on m'a tiré mon canif
Un soir au métro Saint Michel
J' fous plus les pieds dans une manif
Sans un nunchak' ou un cocktail


Je suis rentré à Paris. J’ai pris l’avion avec Fred aka Hefner Jr. C’est cool de prendre l’avion par hasard avec des potes, ça donne une impression de quotidianité (le mot n’existe pas). Dans l’avion, j’ai écouté Electrelane en regardant des cartoons de Tom & Jerry. En rentrant de l’aéroport en voiture, j’ai trouvé qu’en France, il n’y avait pas de Burger King mais des Quick, qu’il n’y avait pas de piste cyclable mais la police, que tout était grand mais sans 7-eleven.

Tempête au dessus des îles Féroé, ciel bleu parsemé de nuages sur les terrains de golf de la Wii de ma petite soeur, temps gris eu haut de l’avenue Mac Mahon mais salon confortable et chaud à l’intérieur, devant un film « frissons » avec mon amoureuse. Goûter/café/apéro d’amis rue Mouffetard, avec une fontaine, des petits drapeaux, une boulangerie, un mec qui joue de l’accordéon. Une mamie m’enguirlande dans le train pour mes tennis sur le siège, mais je m’en fiche je me dis, dans une semaine je suis parti. J’achète de la littérature anglo-saxonne plus ou moins simple à la Fnac des Ternes, je parle avec mon amoureuse de Saint-Cast en hiver. C’est bien la France, en vacances.


Hefner Jr – She likes it raw

http://www.zshare.net/audio/40750369521be0/


Radiohead – Nude

http://www.zshare.net/audio/4235090d6e52e4/


Fonky Family – L’Amour du risque

http://www.zshare.net/audio/423522414b31d3/


Boys Noize – Deny selected

http://www.zshare.net/audio/42349733484c87/


Radiohead – House of cards

http://www.zshare.net/audio/4235319bd91982/

10 oct. 2007

Il y avait toujours eu cette lumière
















Demain je rentre à Paris. Le 22 octobre, je rentre au Danemark.

8 oct. 2007

Run before we change our mind




Casquer Mercos, gardes baraqués, clebs, pûtes privées,
Sauver les miens des galères sur le pavé,
Des G.A.V, des gens gavés, crevés d'entraver,

dans mon quartier je veux entendre Avé.


Soirée triple anniversaire : Martin (Fra), Flavius (Rom), Anne-Marie (Can). Tous plus âgés que moi. À Saint-Cast je suis un des plus vieux de notre bande de potes, ici, ça change. Flavius, 25 ans, un quart de siècle. Le monde va beaucoup trop vite. Déjà plus d’un mois ici. J’avais jamais été à l’étranger aussi longtemps, la France me manque tout ça, mais j’ai déjà peur que l’année s’achève. Putain un mois de fait, plus que neuf à peu près. C’est violent d’être loin de son pays, mais j’en veux encore plus. J’ai acheté deux bières au 7-eleven, pour 30 couronnes. Soudain envie de saigner mon portefeuille, ou lâcheté continuelle me poussant à ne jamais me rendre en soirée sans m’assurer un minimum de tise, je sais pas.

Deux heures ont passé. Je me suis bourré de pâtes aux langoustines (sous plastique hein) avant de partir pour cette soirée, mais pendant la première demi-heure je crois que je me suis gavé de cacahuètes et de chips en parlant de Busy P avec Sebastian, « you know Ed Banger ? Justice ? Ok, he’s the boss of the label, you see ? », parce que cet avant-dernier vient mixer à Cph en novembre. Une amie danoise me disait que nous Erasmus, on avait des soirées tout le temps. C’est vrai. On trouve des raisons, des excuses sous chaque cannette de Tuborg vide. C’est dire. Arnas est fatigué. Je me rends compte qu’on est en train de danser sur du Mylène Farmer ; oui, vraiment, j’ai quitté depuis longtemps la réalité. Lâcher de ballons, je ne sais pas d’où ils sortent, mais les Espagnols sont forts pour les surprises. Ballons en forme de zgueg’, alors tous les mecs se foutent des ballons phalliques entre les jambes, en dansant sur, sur, Début de soirée (là, c’est à cause / grâce à moi). Beaucoup de gens prennent des photos, j’ai les yeux un peu grillés par les flashs successifs. Je fais tourner mes bras, en prenant des photos aléatoires, dont on peut voir les résultats. Deux Lettonnes se rapprochent explicitement de deux Italiens. On apprend la victoire de la France, on crie dans tous les sens, mais peu de résonnance, normal en même temps, entre Espagnols, Italiens, Allemands etc.

Deux heures ont passé. On fait des glissades dans la cuisine sur de la bière renversée. Bronte est vénère pour son équipe qui s’est fait battre par les Anglais, je l’accompagne pendant qu’elle se soulage en assénant de grands coups de pied dans un frigo, qui portera longtemps les marques des talons de ma poto australienne. Pas mal de personnes nous rejoignent, une douzaine dans la mini cuisine, improvisation d’un foot avec des capsules cabossées. Je remonte un peu à l’étage. Les deux Lettonnes chopent les deux Italiens ; sur la terrasse Victor chope une Allemande. Je tente de passer Kiss n Fly
, mais énorme flop : pas de branchitude dans les parages, grande respiration d’air frais. Nerrea me confesse qu’elle a de la famille qui vit à Bordeaux, en France. Je m’extasie aussi exagérément que sincèrement. Une bouteille de vin est renversée par terre. Je finis d’attaquer la bouteille de cheap Martini planquée depuis le début dans mon Eastpack rose. Plus de bières dans les frigos, et même plus dans mes poches arrière. Je fatigue un peu, on a commencé à boire à 14h aujourd’hui, pendant la visite de la Carlsberg brewery. On a d’ailleurs volé quelques verres. Souvenirs éternels. Je rentre, sans plus ou moins l’avoir décidé. Des Espagnols font tourner des foulards dehors sur le gazon gelé.


En ce moment en France certains s’enflamment pour des mots : « rigueur », « détail », « faillite », « guerre » ; ici on ne finit pas même nos phrases, « Ok, I see what you mean », tout passe par-delà les mots, tout s’échange plus directement, plus généreusement, plus chaudement. C’est bon d’être dans un pays d’heureux.


ps : pas de lien pour Début de soirée et Mylène Farmer, juste Surkin ; désolé !

5 oct. 2007

Vers les icebergs


Sans gamines, qui tapinent, sans ces amphétamines
Sans Salim, chuchotant "Nique la France", à Karim

Il fait très beau dehors. Et un peu froid. Dans les rues de Roskilde, ça sent le feu de bois ; comme dans le jardin à Saint-Cast pendant la Toussaint. On faisait des feux de feuilles mortes dans le jardin, on s’amusait à sauter pardessus. Notre père nous engueulait parce qu’on risquait de brûler nos joggings-à-pression en matière synthétique. Le vent souffle dans le fjord, faudra que j’en longe un peu les bords à vélo, avant de repartir. Il y a plein de Le Clézio à la library de RUC, des messieurs passent la tondeuse dans leur jardin, et j’aime le bruit, qui me renvoie à des choses précises. Des gens écrivent des banalités sur des sites Internet, et le Danemark éveille l’esprit. Je suis né il y a six semaines, et je réapprends tout.

2 oct. 2007

Spanish night @Gimle

















GIMLE is the official student house of Roskilde. Next international café should French, then American; or American, then French.

1 oct. 2007

Pour la thune et les meufs


La maturité, j'en ai peut-être peu
J' m'en bats les couilles si t'aimes pas
En tout cas moi j' nique sa mère au tempo

Je me suis ennuyé ce week-end. Par chance des amies ont créé des blogs et je me suis souvenu du blog d’autres. Donc au lieu d’ajouter sur facebook des amis que j’avais vus trois fois dans ma vie, j’ai ajouté des blogspot dans ma rubrique « les khôs ».

Je me suis ennuyé ce week-end, la France a gagné sa place pour Cardiff alors j’ai décidé d’écouter les albums de Digitalism, Justice et Tekilatex. Ben oui tout le monde en parle ou n’en parle déjà plus mais certains comme moi font genre alors qu’ils n’en connaissent que le 6e des morceaux. Donc maintenant, j’ai un vrai avis sur les trois albums. En fait, ce n’est pas un avis puisque j’aime bien les trois. Ouais bon Digitalism, j’aime, mais c’est facile de dire qu’on aime toute manière puisque tout le monde cautionne, en plus comme c’est Germain direct ça le fait un peu plus. Pour Justice bon tout le monde a dit que l’album était naze, ces gens qui ne vivent pas grand-chose au fond puisqu’ils sont constamment en train de regretter « avant », le temps où eux seuls connaissaient quelque chose ; enfin merde j’ai quand même lu que Vive la vie signait la fin du Klub des Loosers, alors que c’était l’inverse quelque part. En ce qui concerne † ben certains morceaux m’ennuient un peu mais j’aime bien Valentine, oui, et puis D.A.N.C.E, en le réécoutant en faisant abstraction de ce qu’on en a dit, j’aime bien. Et puis Stress aussi, parce que ça ressemble moins à Daft Punk. Vient l’album de Tekilatex, ben je le trouve kewl. Un morceau comme Sac à dos me rappelle A day in the life, et c’est mon morceau préféré des Beatles, et surtout je surkiffe plus que Surkin, Go go go ou un truc du genre.

Quand l’album de Tekilatex est sorti c’était la mode des keffiehs en boite. I had never understood this trend of wearing keffieh and neckerchiefs. Now this trend is over in France, but not in Denmark. And when I daydream I imagine that this neckerchief trend came from Denmark. Yes, here the weather is so cold that even during summer you have to wear those accessories. Everybody wears this; so people in the night clubs do it too. And once, a cool guy went in a Copenhagen club and saw this. He brought this style back in his country and then, began the trend of the neckerchief. Denmark, the heart of the world.

We all have a place we love. I don’t know, Beigbeder has Guétary, Proust had Cabourg, Truman has the Fiji Islands, Tortue géniale has his own island, and Peter Pan has Neverland. I can now add to my places-I-love list, SKAGEN. I want to go to Skagen. I was in the office of my student residence asking for some banalities when I saw a picture of a house by the sea. The colours were very bright, some white blue, and some lively white, in a very slack landscape (not sure about the term). Skagen is bourgeois and naturalist, I guess this place is made for me. Je pourrai en rêver cette semaine en faisant mes tâches ménagères : du 1er au 7 octobre, c’est à mon tour de nettoyer le sol de la cuisine (victime).